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Comme au bon vieux temps Ecrit par Docteur Maboul le 15/09/09
Ah ! 1993 et la tête de Basile et tout le reste. 1991 et la double confrontation qui se clôture sur un confusion totale suite au caprice des décideurs milanais qui refusent de reprendre le match à quelques minutes de la fin à cause d'une panne de projecteurs. L'historique est faible (2 confrontations, 2 victoires pour l'OM et un nul), lointain mais pourtant très lourd. L'OM est une sorte de petite bête noire pour l'AC Milan. La première confrontation ouvra la voie vers la finale, la seconde offrit le titre. Voici maintenant la troisième, dans un contexte de mini-championnat cette fois-ci. Mais la grande différence cette fois-ci, surprenante compte-tenu du passé récent des deux clubs, c'est que le favori de la majorité des observateurs c'est l'OM. Ce n'est pourtant qu'un favori fragile, qui n'a pas forcément surclassé ses adversaires domestiques en ce début de saison. Une équipe en construction, pleine de promesses mais qui manque encore de certitudes. En face, le Milan est moribond. Une claque monumentale dans le derby en guise d'introduction en serie A, un nul vierge et d'un niveau indigne contre Livourne sont le signe d'une équipe en déliquescence, ou en reconstruction si l'on se veut optimiste. De l'avis ce tous, les rossoneri n'ont pas suffisamment su rajeunir leur effectif à la suite de leur dernier titre européen en 2007, où beaucoup de titulaires n'étaient déjà plus de prime jeunesse. Orphelins depuis entre autres de leur emblème Maldini (retraite méritée) et de leur meneur Kàkà (parti au Real), les milanais n'ont pas disposé d'une enveloppe de transferts conséquente pour opérer un lifting qui leur aurait pourtant été bien salutaire. Mais gare à la bête blessée ! Les papys Nesta, Gattuso, Seedorf, Pirlo et consorts peuvent faire de la résistance et être épaulés par les sémillants Huntelaar, Pato et Flamini, ce dernier aura certainement à cœur de soigner son retour dans ce Vélodrome qu'il a tant désiré avant de le quitter prématurément. La faute à la gourmandise du garçon mais aussi (et surtout) à une équipe dirigeante qui à l'époque n'avait pas cru bon de sécuriser sa situation contractuelle avant de l'exposer devant l'europe entière lors du superbe parcours olympien en C3. Autre retour, celui de Ronaldinho. Vu son match fantomatique contre Livourne et sachant que ce n'est pas un fait ponctuel que cet artiste déchu ne soit plus que l'ombre de celui qu'il aurait pu être, rien n'est moins sûr que le fait qu'il débute ce soir. Mais quand on connaît son passif au Vélodrome, n'importe quel supporter olympien frissonne à l'idée d'un nouveau coup d'éclat en guise de sursaut d'orgueil. Finalement cet AC Milan est à l'image de ce Ronaldinho : une ombre qui erre mais dont on craint la mise en lumière. Gare au complexe de supériorité, mais surtout ne soyons pas timorés. Le résultat de ce soir conditionne en grande partie la suite de cette phase de poules. Espérons ne pas nous retrouver ce soir sur le coup des 23h avec ce goût amer de l'occasion manquée que nous avons tant ressenti lors des deux campagnes précédentes en C1. Haut les cœurs ! Faites-nous revivre nos plus belles heures, peu importe si d'un côté comme de l'autre on n'est plus tout à fait au niveau d'antan. Les groupes : OM : Gardiens : Mandanda, Andrade Défenseurs : Bonnart, Bocaly, Diawara, Hilton, Heinze, Rodriguez, Taiwo, Rool Milieux : Cheyrou, Mbia, Cissé, Kaboré, Lucho, Ben Arfa, Valbuena, Abriel Attaquants : Niang, Brandao, Morientes AC Milan : Gardiens : Dida, Storari, Roma Défenseurs : Antonini, Jankulovski, Kaladze, Nesta, Onyewu, Oddo, Thiago Silva, Zambrotta Milieux : Abate, Ambrosini, Flamini, Gattuso, Pirlo, Seedorf Attaquants : Huntelaar, Inzaghi, Pato et Ronaldinho ... article consulté à 1241 reprises.
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